Le mot sacré

Le mot sacré iod-hé-vau-hé

Les Sages ne s’étaient pas fait illusion sur l’avenir possible de cette tradition confiée à l’intelligence et à la vertu des générations futures.

Moïse avait choisi un peuple pour porter à travers les âges le livre qui résumait toute la science de l’Egypte; mais avant Moïse, les initiés indous avaient choisi un peuple pour porter aux générations de l’avenir, le primitif enseignement des grandioses civilisations de l’Atlantide.

Si l’on en croit l’antique tradition orale des Hébreux ou Kabbale, il existe un mot sacré qui donne, au mortel qui en découvre la véritable prononciation, la clef de toutes les sciences divines et humaines.

Ce mot que les Israélites ne prononcent jamais et que le grand prêtre disait une fois l’an au milieu des cris du peuple profane, est celui qu’on trouve au sommet de toutes les initiations, celui qui rayonne au centre du triangle flamboyant au 33e degré franc-maçonnique de l’Ecossisme, celui qui s’étale au-dessus du portail de nos vieilles cathédrales, il est formé de quatre lettres hébraïques et se lit iod-hé-vaù-hé.

Il sert dans le Sepher Bereschit ou Genèse de Moïse à désigner la divinité, et sa construction grammaticale est (elle qu’il rappelle par sa constitution même les attributs que les hommes se sont toujours plu à donner à Dieu.

Or, nous allons voir que les pouvoirs attribués à ce mot sont, jusqu’à un certain point, réels, attendu qu’il ouvre facilement la porte symbolique de l’arche qui contient l’exposé de toute la science antique.

Aussi nous est-il indispensable d’entrer dans quelques détails à son sujet. Ce mot est formé de quatre lettres, iod hé vau hé. Cette dernière lettre hé répétée deux fois.

À chaque lettre de l’alphabet hébraïque est attribué un nombre.

Voyons ceux des lettres qui nous occupent en ce moment.

Le iod = 10 Le hé = 5 Le vau = 6

La valeur numérique totale du mot est donc: 10+5+6 + 5 = 26

Considérons séparément chacune des lettres. Le iod, figuré par une virgule ou bien par un point, représente le principe des choses.

Toutes les lettres de l’alphabet hébraïque ne sont que des combinaisons résultant de différents assemblages de la lettre iod. L’étude synthétique de la nature avait conduit les anciens à penser qu’il n’existait qu’une seule loi dirigeant les productions naturelles.

Cette loi, base de l’analogie, posait l’unité-principe à l’origine des choses et ne considérait celles-ci que comme des reflets à degrés divers de cette unité-principe.

Aussi le iod, formant à lui seul toutes les. lettres et par suite tous les mots et toutes les phrases de l’alphabet, était-il justement l’image et la représentation de cette Unité-Principe dont la connaissance était voilée aux profanes. Ainsi la loi qui a présidé à la création de la langue des Hébreux est la même que celle qui a présidé à la création de l’univers, et connaître l’une c’est connaître implicilemeiil l’autre.

Voilà ce que tend à démontrer un des plus anciens livres de la Kabbale: le Sepher Jesirah.

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