Le zodiaque
Il est affirmé fréquemment que l’astrologie est une science exacte, mais cela est loin d’être juste, en dépit de corroborations mathématiques.
L’astrologie est fondée – et cela est assez curieux – sur une illusion car, ainsi que vous le savez bien, le zodiaque n’est rien d’autre que la route imaginaire du soleil à travers les cieux et cela telle qu’elle apparaît du point de vue de notre planète tout à fait insignifiante. Le soleil ne se trouve pas, comme on l’affirme, dans aucun des signes du zodiaque. Il semble cependant s’y trouver lorsqu’il passe entre notre petite sphère, la Terre, et les constellations, à un moment donné ou une saison particulière.
Dans l’Antiquité, on croyait que la terre était le centre du système solaire et qu’autour d’elle se mouvait le soleil et toutes les autres planètes. Telles étaient la connaissance et l’attitude exotérique, bien que la compréhension ésotérique fut autre. Plus tard, lorsque d’ultérieures découvertes éclairèrent davantage
l’esprit humain, notre planète fut décentralisée et la vérité apparût plus clairement. Il nous reste encore beaucoup à découvrir et même des faits d’une nature révolutionnaire.
Du point de vue astrologique, un processus semblable de décentralisation doit intervenir et le système solaire lui-même ne doit plus être considéré comme un point autour duquel se meut le zodiaque ni que le soleil se meut lui même dans le grand cycle zodiacal approximativement tous les 25.000 ans.
Les astrologues avertis peuvent nier que telle est l’opinion communément adoptée. Cependant – pour plus de clarté et à l’intention du grand public – il faut reconnaître que la déduction précitée est permise et acceptée par l’ignorant.
Sur cette déclaration relative au zodiaque, repose, dans une très grande mesure, ce que nous appelons la Grande Illusion, et je voudrais que vous ayez ceci toujours présent à l’esprit tandis que vous étudiez avec moi les nouvelles méthodes d’approche de la plus grande et de la plus ancienne de toutes les sciences.
L’astrologie est une science à laquelle il faut redonner sa beauté et sa vérité originelles, avant que le monde ne puisse avoir une perspective plus vraie des choses et une appréciation plus Juste et plus exacte du Plan divin tel qu’il est exprimé en ce moment par la Sagesse des âges.
L’astrologie est essentiellement la présentation la plus pure de la vérité occulte donnée au monde en ce moment-ci, parce qu’elle est la science qui traite des énergies et des forces qui conditionnent et gouvernent le monde, et qui agissent sur tout le champ de l’espace, et sur tout ce qui se trouve dans ce champ. Lorsque ce fait sera saisi, que les sources de ces énergies et la nature du champ de l’espace seront mieux comprises, notre vision sera beaucoup plus vaste et en même
temps notre horizon sera plus étroit, les rapports entre les entités individuelles, planétaires, solaires et cosmiques seront mieux compris et nous commencerons alors à vivre scientifiquement.
C’est ce mode de vivre scientifique qui est l’objectif immédiat que l’astrologie doit nous permettre d’atteindre.
A l’heure actuelle, la position adoptée par l’étudiant moyen qui croit à l’astrologie est celle-ci : lui-même est une individualité importante (en tout cas pour lui-même), laquelle vit sur cette importante planète, la Terre (importante pour l’humanité), et il croit que, grâce à l’astrologie, il pourra découvrir sa destinée et connaître ce qu’il doit faire. En faisant ce commentaire, je ne fais
pas allusion bien sûr aux quelques rares astrologues en possession d’une connaissance réellement ésotérique. Ils sont en petit nombre, en vérité, et une poignée d’entre eux seulement pratiquent cet art à l’heure actuelle. Le chercheur
moderne se plaît à croire que, sur lui et par lui, affluent les énergies qui proviennent du signe dans lequel le soleil « se trouve » au moment de sa naissance. Il se considère lui-même comme capable de répondre aux forces des diverses planètes qui gouvernent les maisons de son horoscope et il croit que les étapes de sa vie et les circonstances de celle-ci sont ainsi
déterminées. Cela tend à le faire se considérer lui-même comme un facteur d’importance, isolé des autres facteurs.