Les monts – (suite)
Mars est le dieu de la guerre.
Il y a dans la main le mont de Mars et la plaine de Mars. Le mont de Mars c’est la lutte de résistance. La plaine de Mars, c’est la lutte d’action.
Quand la nature donne à un mont un développement remarquable, on peut être sûr qu’elle donnera aussi l’occasion d’exercer les qualités attachées à ce mont : ainsi ceux qui ont le mont de Mars très fort peuvent s’attendre à des luttes nombreuses et énergiques.
Le mont de Mars donne aussi le courage, la résolution, le dévouement, la fierté, la dignité, le calme, le sang-froid, la résignation, la domination de soi-même.
Par excès, Mars donne la brusquerie, la colère, l’injustice, l’insolence, la violence, la rixe, la cruauté, la soif du sang, insulte, le défi. L’absence de ce mont est preuve de lâcheté, de puérilité, de manque de sang-froid. La Lune est la chaste Diane, en Chiromancie c’est aussi la mer, le type du caprice.
Le mont de la Lune, très développé, est toujours signe d’une imagination très grande venant en aide au goût dominant ; il donne aussi l’amour de la rêverie, la chasteté et la douceur. Le mont de la Lune, peu développé et sans rides, indique l’absence de tracas. Chargé de rides, il indique au contraire l’inquiétude, le caprice, la curiosité lascive, mais sans énergie véritable vers les plaisirs sensuels.
Par excès, ce mont est signe de tristesse, il donne les caprices, l’imagination déréglée, une irritation iucessante, des désespoirs sans cause, un mécontentement continuel, des désirs incessants, la superstition, le fanatisme, l’erreur; il donne les vapeurs et la migraine.
L’absence du mont indique le manque d’imagination, d’idées, de poésie, sécheresse, positivisme.
Vénus est la mère de l’amour.
Le mont de Vénus donne la grâce, les manières élégantes, l’affabilité, le goût des parfums, des fleurs, il donne aussi l’amour du beau extérieur, le besoin d’aimer, le désir de plaire, la bienveillance extrême, la charité, la tendresse. Il porte aux plaisirs des sens.
Toutefois le mont de Vénus, plus fort vers le haut, donne plutôt la charité; gonflé vers le bas, il porte davantage aux plaisirs matériels. Le mont de Vénus moyen, mais lisse, est un signe de calme en amour ; très rayé, il annonce plus de désirs que de puissance.
Le mont de Vénus, très développé, indique la puissance amoureuse et ôte à Saturne, lorsque celui-ci domine, beaucoup de sa tristesse.
Une croix sur le mont de Vénus est signe d’un amour unique; c’est rare !
Par excès, Vénus donne la débauche, l’effronterie, le dévergondage, la coquetterie, la vanité, l’esprit léger, l’inconstance et la paresse.
L’absence du mont indique froideur, égoïsme, manque d’énergie, de tendresse.
Sans mont de Vénus toutes les autres passions sont sèches et égoïstes.
Si un mont est plus fort que tous les autres, tous ceux-ci rapportent leurs qualités au profit de ce seul mont dont ils deviennent en quelque sorte les sujets.
Ainsi, si le mont de Jupiter, siège de l’ambition, est beaucoup plus apparent que tous les autres, il deviendra orgueil excessif, ambition démesurée et, absorbés par lui, les autres monts le serviront exclusivement chacun à sa manière.
Apollon donnera ce dont il dispose : les arts agréables, la séduction par les formes;
Mercure, la ruse ou l’éloquence;
Mars, l’audace;
la Lune, l’imagination ;
Vénus, le désir de plaire.
En résumé, lorsque ces différents monts sont bien à leur place, bien unis, bien pleins, ils accusent les qualités qui appartiennent à la planète qu’ils représentent.
Si les monts sont peu saillants dans les mains, ils annoncent le manque de ces qualités ;
si les monts sont remplacés par une cavité, ils donnent des défauts qui correspondent aux qualités.
S’ils sont hors de leur place, ils participent des défauts ou qualités des monts vers lesquels ils se dirigent.
Il est nécessaire d’avertir que, s’il y a plusieurs monts proéminents dans la main, ces monts se combinent ensemble et modifient le caractère selon la véhémence de chacun d’eux car jamais la domination d’un type sur une personne n’est isolée.
Dès sa naissance on reçoit l’influence de plusieurs astres, comme on la reçoit de plusieurs tempéraments qui, eux aussi, ont leur correspondance dans le système astral. Ainsi :
Jupiter représente le tempérament sanguin.
Saturne, le tempérament mélancolique.
Mars, le tempérament bilieux.
La Lune, le tempérament lymphatique.
Mercure sera représenté par un composé de tempéraments bilieux et nerveux à la fois.
Quant au Soleil, c’est la perfection qui n’est jamais complète sur terre; aussi est-il regardé comme un type à part, un type de perfectionnement.
Il faut aussi tenir compte des lignes qui se trouvent quelquefois sur les monts et qui apportent, par leur présence, une influence bonne ou mauvaise.
Ainsi, le mont de Jupiter, uni et saillant, c’est : bonheur, vie aisée, calme, plaisir.
Une ligne droite et nette sur ce mont, c’est réussite. Des raies indiquent une aspiration ambitieuse, susceptible de réussir.
Le mont de Saturne, uni, plein : destinée tranquille, sans peine ni plaisirs; avec une ligne bien droite : grand bonheur; avec une multitude de lignes : malheur.
Si une ligne venant de la Mensale tranche le mont de Saturne, elle dénote un homme continuellement soucieux, broyant du noir dans ses idées, se consumant d’ennui et qui, quoique se creusant la tête, ne s’enrichira jamais. Le mont du Soleil est-il uni, tout uni : ce sont des joies intimes, c’est le bonheur intérieur, le calme dans la vie, mais sans gloire.
Avec une ligne, c’est talent et gloire; avec deux lignes, si ces lignes se croisent, talent et chute.
Le mont de Mercure, plein, uni : intelligence, perspicacité ; avec une ou deux lignes, chance de fortune; rayé fortement, mauvaise influence de Mercure, propension au vol.
Le mont de Mars uni, plein, c’est force de domination sur soi-même, sang-froid.
Ce mont rayé fortement : disposition à l’emportement.
Le mont de la Lune, sans rides, annonce une imagination calme, avec une seule ligne, on est déjà tourmenté de pressentiments, avec plusieurs lignes, on s’inquiète.
Lorsque la Lune, par le développement extrême du mont et les raies qui s’y trouvent, indique qu’elle est planète principale d’un homme et que les mains de cet homme sont dures elle rendra son imagination agissante par le fait plutôt que par l’esprit, et elle le portera à des étourderies, à des coups de tête dangereux pour lui et pour les autres.
Le mont de Vénus, uni, presque sans lignes, annonce la chasteté, la froideur, le calme en amour, mais souvent aussi existence courte, la sève d’amour est aussi la sève de vie.
Le mont de Vénus, sillonné de lignes, annonce tout le contraire, et plus les signes ou les raies sont nombreuses, profondes, colorées, plus les passions sont fortes et vives.
Si une ligne droite monte de Vénus vers Mercure, elle annonce amour et fortune.
Les lignes et les signes au mont de Vénus indiquent toujours quelque chose qui se rapporte à l’amour.
Des lignes en travers sur les monts sont des obstacles. Le mont le mieux développé, s’il est coupé et comme biffé par une raie, indique qu’il y aura puissance, peut-être, mais insuccès.
La Chiromancie fait donc supposer que tout ce qui appartient à la vie humaine peut être rapporté aux signes célestes, c’est-à-dire aux planètes dont l’influence domine la destinée en façonnant non seulement ies corps des hommes, mais aussi les esprits et les entendements.
L’organisme humain ne reste pas non plus indifférent en présence des influences terrestres; il faut faire observer la position et la place de l’horizon dans certaines circonstances.
Il serait à recommander principalement pour les maladies de nerfs et les affections de la tête, de faire des essais pour en arriver à découvrir si la position des lits au nord ou au sud aurait sur deux malades différents, mais atteints de la même maladie, une influence de guérison ou de recrudescence.



